Immersion au coeur de la League Europa avec nos deux vétérans inconditionnels fans du stade Rennais « Yo et Seb »

Immersion au coeur de la League Europa avec nos deux vétérans inconditionnels fans du stade Rennais « Yo et Seb »

3 mars 2019

 

Tout commence au soir de la 38ème journée et une promesse de deux potes de réaliser un déplacement en coupe Europe pour suivre les rouges et noirs.

Puis vint le tirage au sort des poules de l’Europa League. Dilemme, il fallait choisir quel déplacement nous allions réaliser entre ASTANA 6000 ,KIEV 2800 Kms ou JABLONEC 1000 Kms.

Notre choix s’est bizarrement porté sur Jablonec avant dernier match de poule.

Départ de Rennes tôt le jeudi matin en train pour Roissy puis avion direction Prague arrivée à 11h00 en République Tchèque.

Visite en début d’après-midi puis direction à 17h pour Jablonec en voiture avec pour objectif trouver le bar ou les rennais se sont arrêtés.

Et là quelle ambiance dans ce petit bar revêtu de rouge et de noir. En contrepartie, il a fallu attendre 20 minutes pour être servi, juste le temps de regarder la fin du match ASTANA / KIEV.

Et là quel pied, victoire de KIEV, l’ambiance remonte encore d’un cran.

Puis direction le stade, ou l’ambiance est chaude, malgré le 0° de température.

La première mi-temps est poussive sur le terrain, mais chaude dans notre parcage rempli comme un œuf.

Et là, le miracle un tir cadré en début de seconde période qui fait mouche, ensuite c’est fort Alamo sur le but rennais mais ils tiendront.

Une victoire à la guichennaise comme diraient certains.

Et là, l’ambiance remonte de plus belle et c’est le début de peut-être une qualif historique.

Julien Stephan et sa nouvelle troupe finiront le travail contre ASTANA (Merci SARR), sans YO malheureusement, et encore une fois quelle ambiance !!!!!!!

Le tirage au sort a lieu le lendemain midi, direction Séville pour les rennais. Nous bloquons notre déplacement le lendemain soir avion, hôtel et train en emmenant la petite famille de mon côté.

Malgré le résultat du match aller, Yo est confiant et me rappelle notre infime chance de sortir des poules.

L’avion est encore une nouvelle fois au ¾ rouge et noir, le steward nous fera une petite dédicace à l’atterrissage, la pression monte.

Il est 8h10 à Séville, nous atterrissons avec 20 minutes d’avance et SEVILLA nous voilà.

Au fur et à mesure que la journée avance nous croisons de plus en plus de maillots et d’écharpes rouges et noirs, entendons des chants pro rennais, sans aucun doute nous sommes nombreux à Séville et les Sévillans vont s’en souvenir.

Aux détours des boulevards et autres ruelles, Il est facile de voir qui est pro sévillan et qui est Bético. Un simple regard où l’un d’eux dévisage et l’autre sourit en levant le poing.

Après les visites de la cathédrale et de l’arène, nous prenons la direction du stade, sans passer par la case cortège du RCK.

Plus on s’approche du stade plus il y a de supporters rouges et noirs et verts et blancs.

Devant nous un géant de béton de 60000 places, avec IL parait l’ambiance la plus chaude d’Espagne, un tour de ce stade en partie flambant neuf s’impose.

Sur le chemin, un supporter Bético viendra m’échanger son écharpe avec la mienne, l’ambiance est cordiale et bon enfant.

Le tension monte lorsque le bus de Bétis arrive, le nôtre ne tardera pas longtemps après et nous avons l’impression d’être déjà un ton au-dessus d’eux.

Après une rapide collation au milieu des Béticos, direction notre parçage alpin, sur le chemin la Guardia me prendra dans un premier temps pour un supporter Bético avec mon écharpe verte.

Quelle impression de grandeur dès que l’on rentre dans ce stade, on se dit que l’ambiance va être impressionnante.

Le parcage se remplit doucement mais semble trop petit pour le cortège qui arrive, et là il s’ouvre une nouvelle section, puis une autre, puis une autre, puis une dernière.

Le lendemain, la presse locale écrira que c’était la première fois qu’elle devait gérer autant de supporters adverses à Séville 2700, 3000, 3500, voire plus.

Dans tous les cas, nous sommes prêts et je remarque que beaucoup de personnes y croient dur comme fer.

L’Hymne des Béticos est impressionnant tout le stade le reprend en cœur puis s’en suit un qui ne saute pas n’est Bétis. OUAHHHH !!!!! Cela va être dur de se faire une place au milieu de ses 45000 personnes.

Mais non car nos rennais sont présents avec le plan de Stéphan en tête, les verts et blancs sont moins entreprenants qu’en seconde mi-temps du match aller. Ils ont sans doute peur de se faire contrer par nos flèches excentrées.

Nous sommes à fond derrière eux, nous tenons notre rôle de 12ème homme car les joueurs y croient comme l’ensemble du parcage maintenant.

Et là deux buts consécutifs, font taire ce superbe stade, tout non, car les plus de 3000 rennais se pincent pour réaliser ce qui se passe. Nous mettons les bouchées doubles à chaque chant lancé par les kapo du RCK.

Deux à un à la mi-temps, les fantômes du match aller reviennent, sachant qu’il nous manque un but. Avec Yo, nous discutons de la causerie de Stephan, pour lui il faut revenir avec l’intention de marquer deux BUTS de plus. Moi je lui réponds, qu’il faut conserver aussi un équilibre car un seul but du Bétis et c’est fini pour nous.

Cette mi-temps sera très longue à mes yeux, le temps ne passe pas assez vite, j’ai peur à un but à la FAUVERGUE dans le temps dimensionnel, on parle de Rennes quand même.

Et là l’apothéose, malgré un premier loupé, quelques minutes auparavant, NIANG vient nous délivrer sur un but à la FAUVERGUE. Quel pied !!!! C’est indescriptible, ce qui se passe dans le parcage rouge et noir. L’arbitre siffle et le stade se vide sous nos cris de joie.

Beaucoup y ont cru, les supporters les premiers, car se déplacer à plus de 3500 personnes environ, nous aussi nous avons réussi notre 16ème de finale de coupe d’Europe.

Mais que dire des joueurs et de ce jeune entraineur qui ont défendu fièrement nos couleurs.

Nous sommes restés 45 minutes voir 1 heure après la fin du match en tribune pour chanter, sauter et fêter nos joueurs de leur superbe match du haut de notre nid d’aigle.

Cela me rappelle la communion que nous avions fait au parc avec la troupe de Boloni, il y a bien longtemps.

Mais là, c’est plus fort encore, c’est un 8ème de finale de League Europa quand même.

Nous terminerons par saluer le KOP des Béticos, fair-play et qui n’a pas lâché son équipe du début à la fin.

Le lendemain, en pleine visite touristique, Yo suit le tirage au sort et nous tombons sur ARSENAL.

D’ailleurs, il aurait été compliqué de ne pas le savoir tant il y a avait de supporter Rennais autour de nous.

Nous sommes encore sur notre petit nuage, comme l’ensemble des rennais restés très nombreux à Séville.

De mémoire, je n’avais jamais vu cela, nous nous sommes déplacés en famille, entre potes, entre supporters de 7 à 77 ans et sans aucun problème, la presse locale le signalera le lendemain matin. Quelle image du club, de la ville, de notre région, nous avons véhiculé. OUAHHHH

En conclusion, je terminerai par ce chant qui résume notre périple Sévillan,

OLÉ LÉ OLA LA

Qu’est-ce qui s’est passé.

On est qualifié.

Maintenant en route pour un nouvel exploit direction Arsenal dans 15 jours

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