Guichen a laissé passer sa chance…

Guichen a laissé passer sa chance…

8 décembre 2014

Guichen (DH) – Plabennec (CFA) : 0-1 (ap). Bien organisés défensivement et en se montrant intéressants dans le domaine offensif, les hommes de Gwen Corbin ont de légitimes regrets.

Il y a des sorties plus amères que d’autres, surtout quand l’adversaire, supposé supérieur, s’impose de la plus petite des marges dans la deuxième période de la prolongation. C’est Diatta, l’attaquant finistérien, entré pour apporter de la fraîcheur, qui a anéanti, plein de sang-froid, les rêves guichenais de voir débarquer au prochain tour une grosse cylindrée de Ligue 1.

Yannick Héligon et ses partenaires pourront toujours se repentir de cette dernière opportunité de Samson, à la limite du temps réglementaire, qui a vu Mottier, le portier finistérien, se montrer à son avantage (90’+1). Il est vrai qu’avec un petit brin de chance ou de précision, la destinée guichenaise aurait pu être tout autre.

Gwen Corbin était partagé entre le beau parcours réalisé et la déception d’une aventure pas totalement achevée. Le technicien guichenais ne pouvait ôter de son esprit cette satanée dernière opportunité : « Je pense que le tournant, c’est cette occasion à la 90e minute car il ne reste qu’une seule minute derrière. Je pense que leur gardien fait un super-arrêt. Le tournant du match est là pour moi. On a l’occasion pour passer et mon regret est là. D’ailleurs, après ce moment-là, je me suis dit que l’on allait perdre. On est vraiment passé tout près car la situation on l’a. Contre une CFA, on avait déjà fait beaucoup d’efforts pour se mettre au niveau. Sur quatre-vingt-dix minutes c’est dur, alors cent vingt… On peut être fiers de ce que l’on a fait quand même parce qu’on a existé tout le match. Ils ont pris l’ascendant mais pas plus que ça. On a eu des temps forts et notamment en première mi-temps. Cela reste une belle aventure même si je pense qu’on méritait de faire un peu plus. Mais voilà il n’y a qu’un qualifié. »

« PSG, l’OM ou Lyon, on serait preneur »

Et ce qualifié n’est autre que le Stade plabennecois de Steven Coat, qui confirme sa réputation d’équipe de Coupe de France. Franck Kerdilès, le technicien finistérien, revenait lui aussi sur la tournure des événements avec un brin de soulagement : « Il faut reconnaître que la fraîcheur de Jules (Diatta) a fait un grand plus. On s’était dit que la fraîcheur et les qualités de vitesse pouvaient apporter le déclic dans ce match-là et la preuve en a été. Il y a des moments clés dans le match où l’on ressent que cela sent bon. » Le coach plabennecois avait déjà une idée bien précise pour la suite des événements : « On aimerait, bien sûr, recevoir un club de Ligue 1. Une grosse cylindrée chez nous, ce serait pas mal. Entre PSG, l’OM ou Lyon on serait preneur. » Tant qu’à faire, pourquoi se priver ?

GUICHEN – PLABENNEC : 0-1 (ap)

Arbitre. M. Dzubanowski. 1 500 spectateurs

BUT. Diatta (109′).

AVERTISSEMENTS. Guichen : Caron (56′), Lotton (67′). Plabennec : Pinuidic (58′).

FC GUICHEN. Mouton- Gloux, Caron, Blanchet, Heligon – Delanoë, Beuzet (Bichot 69′), Lotton (Troufflard 87′), Kamissoko (Olivon 80′) – Josset, Samson.

Entraîneur : Gwen Corbin.

PLABENNEC. Mottier – Le Roux, Henaff, Matte, Begoc – Philip (Diatta 91′), Saive (Tanguy 115′), Coat, Pinuidic – Aguilhé, Julien, (Bellec 66′).

Entraîneur : Franck Kerdilès.

Ouest-France du 08/12/2014

fleche
LES PARTENAIRES
En continuant votre navigation, vous acceptez l'utilisation des cookies afin d'assurer le bon déroulement de votre visite et de réaliser des statistiques d'audience. En savoir plus