Quand Corbin rime avec Guichen

Quand Corbin rime avec Guichen

5 décembre 2014

Coupe de France (8e tour). Guichen (DH) – Plabennec (CFA) samedi (14 h 15). Arrivé en 2000 au FC Guichen, l’entraîneur est le personnage clé du club.

Il est des hommes que l’on peut difficilement dissocier de leur club. Rien que le fait d’évoquer leur nom rappelle irrémédiablement leur port d’attache. Gwen Corbin en fait évidemment partie. Depuis bientôt quinze ans au club, autant dire une éternité, il façonne à sa guise son tableau de marche. Milieu de terrain relayeur de formation, c’est au Stade Rennais qu’il construit sa carrière de joueur et qu’il s’imprègne déjà de l’ambiance éducative qui règne au sein de l’école rennaise. « Mon objectif c’était de percer au haut niveau. J’avais pas mal de propositions mais j’avais choisi Rennes vu que je suis originaire de Granville dans La Manche. J’ai vécu de très bons moments avec des bons joueurs. J’ai eu, pendant des années, Yves Colleu et c’était un très bon éducateur », se rappelle celui qui a débuté à Villedieu-les-Poêles.

Le souvenir du stade de la Meinau

En récompense d’une formation débutée très tôt à l’âge de 14 ans, puis une régularité l’amenant jusqu’en D3, le nom du stagiaire pro est couché par Michel Le Milinaire, l’entraîneur rennais de l’époque, sur les feuilles de match de Division 1 contre Montpellier et Cannes. Mais, c’est contre le Racing Club Strasbourg sur la pelouse de la Meinau qu’il connaît la consécration en tant que titulaire face à Franck Sauzée, Alexander Mostovoï ou encore Franck Leboeuf. « C’était la grosse équipe de Strasbourg qui avait joué le Milan AC en coupe d’Europe. On s’était incliné 3 buts à 1. » Des moments qui resteront gravés et qui marqueront son court passage dans le monde professionnel. Des blessures récurrentes, par la suite, l’empêchent de faire parler de lui que ce soit à Angoulême (National) ou à la GSI Pontivy (CFA), club dans lequel il mettra d’ailleurs un terme à sa carrière à 22 ans seulement.

De la DRH à la DH

Avec une fibre d’entraîneur ancrée dans ses gènes, son avenir est tout dicté. « J’ai vite senti que j’avais des aptitudes pour entraîner. J’ai ensuite passé le DEF qui me permet d’entraîner jusqu’en National. » Les diplômes en poche, il se tâte pour intégrer un centre de formation mais c’est finalement à Guichen, où il y a tout à faire ou presque, qu’il est séduit par le projet qui s’offre à lui. « Je voulais avoir les mains libres et je voulais aller là où il y avait tout à construire. Au départ, toutes les équipes de jeunes étaient au plus bas niveau. Il y avait 200 licenciés. Aujourd’hui, on arrive presque à 500. » À son arrivée, il prend en charge pendant trois ans l’école de football puis s’installe sur le banc de l’équipe première alors en DRH qu’il va finir par propulser jusqu’en dans l’élite de la Ligue de Bretagne. « Je pense que l’on est arrivé au bout de pas mal de choses, à l’image des jeunes où l’on ne peut pas aller beaucoup plus haut. Au niveau senior, pour passer un stade, il faudra des moyens économiques. Et nous, nous préférons plutôt les mettre dans la formation. » Samedi, dans une parenthèse enchantée inédite de la Coupe de France, une nouvelle étape contre Plabennec s’offre à Gwen pour marquer un peu plus de son empreinte l’histoire du club. Et pour confirmer que Corbin cela rime bien avec Guichen. Ou l’inverse…

Ouest-France du 05/12/2014

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