Billet d’humeur : Mon nouveau métier!

Billet d’humeur : Mon nouveau métier!

8 novembre 2016

PORTE BONHEUR, MON NOUVEAU MÉTIER

 

Quatre ans et demi déjà que j’ai laissé mes amis du FCG  derrière moi pour aller vivre une autre aventure (tu parles d’une aventure), laissant mon « métier » d’entraîneur de gardiens des rouges et blancs, pour me mettre à quai dans le Finistère ( mes racines), ma démarche chaloupée, suite à un coup pas très franc du destin un peu comme un gardien se faisant prendre à contre-pied sur coup franc indirect, ne voyant, lui non plus, rien venir, ma démarche, donc, davantage adapté au tangage de la mer si proche, me fondant parfaitement aux intempéries plus fréquents qu’à la douceur de vivre de la campagne Brétilienne, ramassant à présent les paquets de mer jaunes et bleus (mon nouveau club), en lieu et place des bogues de châtaignes qui jonchaient le sol lors de mes séances spécifiques.

Retour décidé par celle partageant mes passions, mes courses ne semblant plus adaptés au sol Guichenais, préférant me faire descendre de division, trouvant que les couleurs rouges et blanches n’allaient plus avec ma crinière poivre et sel, plus le club de mon cœur prenait de la vitesse, plus je ressemblais à un boxeur groggy étant tombé sur un colosse sans pitié, titubant avec une démarche n’incitant pas à me remettre les clés d’un vestiaire, ni confier l’éducation footballistique de jeunes prometteurs comme on me l’a fait sentir ici, oubliant qu’un vieux disparaissant est une bibliothèque qui brûle, moi qui ne suis que les yeux et la parole, les gardiens étant la tête et les jambes.

Fort de ce constat, après avoir compris que je portais chance, si si ne riez pas, je décide d’ajouter un complément à ma panoplie d’entraîneur de gardiens (volant, vu le vent qui souffle où je suis à présent) en ouvrant mon entreprise de « porte Bonheur » ayant commencé, lors de ma première mission, par me mettre à la place du mort dans les voitures et, vous l’aurez constaté, je suis toujours vivant, ce qui vous prouve que je ne suis pas un charlatan et pouvais ainsi faire évoluer mon nouveau travail.

Ma mission suivante toujours en tant qu’amateur, fut d’aller sur un bateau par mer d’huile et, après une virée au large, tout le monde est rentré à bon port, prouvant ma capacité à porter bonheur, plus personne ne pouvant le contester, à moins d’être de mauvaise foi. C’est ainsi que le FCG, qui ne travaille qu’avec des pros, fut amené à me recontacter, non pas pour de la petite besogne, mais pour un véritable travail d’orfèvre, mon créneau  étant la victoire et rien d’autre, mes prestations ne sont pas données, étant devenu une pointure dans l’art de porter bonheur.

Ma mission, en tant que professionnel, j’allais la découvrir ce dimanche passé du côté de mon nouveau domicile, à Ergué Gabéric, restait juste à préparer mon plan d’action afin que les rouges et blancs regagnent leurs pénates nantis des quatre points.

Pour réussir cette passionnante mission que mon club de cœur me confie, j’y ai mis toutes mes connaissances, celles qui s’apprend sur le terrain, pas dans les livres, et, vous qui me lisez, savez que j’ai réussi avec brio, je le savais, les joueurs et staff aussi, au vu des larges sourires en me voyant.

L’objectif était d’arriver sur place avec beaucoup de retard pour faire croire qu’on s’est perdu en allant se changer dans un stade qui est le concurrent direct à l’adversaire du jour. Les Paotreds Dispount n’y ont vus que du feu, croyant à un j’m’en foutisme maximum, puisque les dirigeants ont crus que le FCG allait déclarer forfait.

Une fois dans le vestiaire, le coach Gwen n’avait pas de causerie à faire puisque le « porte bonheur » était présent, il savait, lui, que la victoire était au bout des 90’. Restait à régler quelques détails sur mon contrat de manière à ce que chaque joueur fasse ce qui était prévu, c’est passé comme une lettre à la poste.

Voici quelques éléments de ma façon de travailler pour devenir leader, et inscrit dans notre contrat :

Pierrick, dans les buts, avait pour objectif de contrôler les ballons avec les pieds, ce qu’il a fait d’un bout à l’autre du match, me sachant mal à l’aise avec les mains, il voulait vérifier.

Serge, voyant m’a difficulté à marcher depuis trente ans, insista pour avoir la même démarche pendant 90’ tout en restant sur le terrain en jetant un œil sur moi , boiteux mais  infranchissable, tout le contraire de moi si par malheur Gwen m’avait demandé de jouer en charnière centrale. Serge aurait-il retrouvé sa place.

Rémi avait pour mission de courir plus vite au moment d’aller s’asseoir sur le banc que lorsqu’il déborde sur l’aile et, lui aussi, s’est acquitté de son objectif, je n’avais aucune inquiétude, dès qu’il faut s’asseoir il est rapide.

Jérémy devait passer plus de temps au sol à se tordre de douleur qu’à se tordre de rire et, là aussi, c’est réussi. Il est vrai qu’il est plus fort pour vendre que pour construire.

Florent devait marquer de son empreinte le match : d’abord remplaçant avec le numéro 14 (ce n’est pas rien), à peine entré il délivre un tacle assassin lui valant un carton orange !!! Puis il délivre une passe lumineuse avant d’aller prendre la douche, cela s’appelle du travail bien fait. Je vous le dis, tout était dans le contrat. Pour un peu, avec ce triplé il aurait fait la une du 20h, satané élections présidentielles.

Mathieu, autrefois jouant davantage avec sa vitesse, privilégiant à présent  sa réflexion pour conclure d’un joli but confirmant son instinct de buteur et son souci du collectif.

Moussa avait parlementé sur un détail du contrat, il devait manquer l’immanquable en fin de match parce qu’il existe la chanson « Et un, et deux, et trois zéros » mais pas jusque quatre zéros. C’est pour cela que mon entreprise est pro et s’appelle « Porte Bonheur ». Moussa devra se présenter au conseil de Koh-Lantah vendredi prochain

Les joueurs devaient, à longueur de matchs, rester de longues minutes au sol, après plusieurs terribles tacles, pour vérifier de la fraicheur physique de JC,  plusieurs d’entre eux trouvant que le coach adjoint prenait de l’embonpoint. JC un peu long au démarrage mais une fois lancé…..

C’est ainsi, qu’après une prestation de qualité, un collectif bien huilé, un bloc équipe bien resserré, une défense solide, des actions bien construite et un match parfaitement maîtrisé nos rouges et blancs sont revenus de chez moi avec les quatre points confirmant la valeur de mon entreprise « Porte Bonheur ». Après cela si je n’arrive pas à la développer. Ne me dites pas merci, ce n’était pas gratuit ma prestation, par contre celle des joueurs l’était et, là j’ai pris un plaisir fou et suis retourné chez moi heureux de vous avoir revu.

GLF

Gilles.le-feunteun@orange.fr

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